Le mystère "B"

Publié le par Caroline

Alors, j’avais promis de raconter ma dernière aventure employesque en date. C’est tout frais, ça vient presque de se passer.

Bref, motivée comme jamais, j’ai cherché des offres d’emploi et j’ai répondu à plusieurs d’entre elles.

L’une de ces offres, proposait un poste de secrétaire commerciale pour une entreprise (que l’on nommera B) commercialisant un produit que je n’indiquerai pas. Pas envie de me retrouver avec un procès sur le dos, moi…

Un des deux dirigeants me téléphone pour me demander si je suis toujours disponible. Oui. Donc, il me donne un rendez-vous pour un entretien. Youpi, je suis contente. Un boulot de secrétaire, ça va, je peux faire. Le salaire annoncé est inespéré (j’aurai dû me méfier).

Je me pointe au dit rendez-vous, le monsieur est aimable, insiste sur la difficulté du travail, m’annonce que l’ancienne secrétaire en titre a démissionné pour dépression ne supportant plus la masse de travail, que depuis tout un tas de secrétaires sont passées et ne sont pas restées, que lui même a un caractère colérique, se montre insistant en me demandant si les horaires et le trajet à faire ne me gênent pas. Non môssieur, je veux travailler, moi. Finalement le salaire est au smic pour la période d’essai et sera comme annoncé par la suite si je fais l’affaire. Je repars de l’entretien toute ravie. Je me dis que ça s’est bien déroulé, il m’a même dit que mon profil était très intéressant, etc, …

Il doit m’appeler le vendredi soir (le lendemain) pour me dire.

 

Et puis, je rentre chez moi. La pression redescend et je repense à tout ce qu’il m’a dit. Je panique. Je me demande ce que c’est que ce type qui s’annonce comme coléreux, je me demande ce que peut bien être tout ce travail à faire… Est-ce un travail vraiment réalisable pour une seule personne ? L’ancienne est quand même partie en dépression. Angoisse…

 

Le vendredi soir, une salariée me téléphone pour m’annoncer que ma candidature les intéresse, mais qu’il y a d’autres entretiens pour la semaine suivante et qu’ils me tiennent au courant en fin de semaine prochaine.

Bin ça alors !

Là, je me dis que le gugusse se fout de moi. Que ça sent le cramé et qu’il a dû engager quelqu’un d’autre, qu’il garde ma candidature au chaud.

Tout ça ne me plait guère.

 

Lundi soir, le môssieur me téléphone, me demande si je suis toujours disponible. Oui. Si je peux venir mercredi pour commencer. Oui.

Bizarre, il ne devait m’appeler qu’en fin de semaine… Mes craintes se confirment, le gars avait dû engager une autre et ça n’a pas collé.

Mardi midi, il me rappelle, me demande si je suis toujours d’accord… Etonnée, je dis oui. Je me demande s’il est fou. J’angoisse et me demande à quelle sauce je vais être mangée.

 

Mercredi, je vais au travail. Et, surprise, tout se passe bien ! Je suis contente. Finalement le boulot n’est franchement pas compliqué. Le seul hic c’est qu’ils ont plein de dossiers en retard, les clients gueulent, c’est le bazar. Mais bon, rien de difficile. Le môssieur, que je ne croise presque pas dans la journée, me demande si ça va (oui) et si le trajet n’est pas trop dur (non, pour la deuxième fois).

Jeudi, je vais au travail. Tout se passe bien. Bis. Le môssieur, que je ne croise presque pas dans la journée, me demande si ça va (oui) et si le trajet n’est pas trop dur (non, pour la troisième fois). Les autres secrétaires ont pris l’habitude de faire des faux avec les signatures des clients pour gagner du temps sur les dossiers ; je suis un peu choquée. Ca s’est peut-être vu (ceci dit, je m’en fiche pas mal, je suis pas du genre à faire des faux). Je découvre que  cette société qui gagne soi-disant beaucoup d’argent subit beaucoup d’annulations de vente.

En tout cas, je ferme ma G et je bosse, j’arrange des dossiers, etc… Ma chef de service demande au patron si je peux faire mes horaires normaux vu que je me débrouille seule.Oui.

Vendredi, je vais au travail. Tout se passe bien. Ter. Le môssieur, que je ne croise presque pas dans la journée, me demande si ça va (oui) et si le trajet n’est pas trop dur (non, pour la quatrième fois). Je me demande s’il va finir par me lâcher avec ça. Un des dirigeants me montre même comment faire un plan sur papier millimétré. Je pige le truc. Je suis contente. Je fais toute seule. Je suis automne, je fais ch*** personne. Ma chef de service a l’air d’être contente aussi. C’est super. J’apprends quand même que j’avais raison pour le lundi et mardi, il y avait bien eu quelqu’un. De pas compétent du tout.

Je rentre chez moi.

 

½ heure après je reçois un coup de téléphone. Ma chef de service. Elle m’annonce que je suis virée (pas dit comme ça, bien sûr !), que les patrons préfèrent quelqu’un de plus dynamique…

Biens sûr, s’ils cherchent quelqu’un qui leur tape dans le dos tous les matins : « hey ! *frappe dans le dos* comment ça va mon pote ! Whoua, ça déchire grave la boulot ce matin ! », là bien entendu je fais pas l’affaire ! Parce que question compétences, je sais que je les avais et même ma chef de service me l’a encore dit au téléphone à ce moment là. Alors, la question que je me pose. Est-ce mon caractère qui n’était pas assez « pote de la vie en trois jours » ? Ou est-ce que c’est une technique pour éviter de garder les salariés et ne jamais payer le salaire indiquévdans l'offre, étant donné que l’entreprise ne fonctionne peut-être pas si bien qu’annoncé ?...

 

Mystère et boule de gomme.

Nous ne le saurons jamais.

 

Une autre question en suspens, tout de même !

Serai-je payée de mes 3 journées de dur labeur ?

 

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llyrio 08/10/2007 10:14

mdr et après on s'étonne que les gens préfère rester chez eux à toucher les allocs... c'est sympas de se faire prendre pour un con......
Bon courage en tout cas :-)

Caroline 08/10/2007 12:21

C'est vrai que ça donne envie, hein!Héhé!Vive les employeurs! ;)