Les soldes poudre aux yeux

Publié le par Caroline

J’ai décidé de mettre carte sur table.

Je vais être franche avec vous, chers lecteurs, et vous avouer que oui, j’ai travaillé en magasin, dans l’univers du prêt-à-porter. Je précise par ailleurs, que si jamais l’opération devait se reproduire, c’est bien parce qu’il faut manger, payer un loyer, etc…

 

Durant cette expérience très riches en déboires et pauvre en pourboires, j’ai appris à détester les magasins. On dit que la vie est un apprentissage, j’aurai donc appris à détester. Après ces quelques temps passés en boutique, j’ai eu beaucoup de mal par la suite à entrer à nouveau dans un magasin sans avoir le cœur serré. Et je ne vous parle même pas des soldes. J’ai vu de quoi toutes ces femmes étaient capables ! C’est terrifiant.

 

Enfin si, parlons-en, c’est là le but de cet article.

 

Mais repartons encore plus loin.

A l’adolescence.

L’époque où faire les magasins était une grande joie. Ma mère m’accompagnait, je choisissais le top super sympa et elle payait. Formidable ! D’autant plus que ça n’arrivait que raisonnablement. Le genre de la maison n’était pas les dépenses à tort et à travers. Je me rappelle donc, vers l’âge de 15 ans, avoir fait des soldes ; des soldes complètement différentes de celles d’aujourd’hui.

Je me rappelle que même 15 jours après le début de cette période, il était encore possible de trouver des fringues sympas.

 

De nos jours, c’est mission impossible. Pour être exacte, cela fait des années que ça dure. Les soldes sont devenues du grand n’importe quoi.

En plus de devoir supporter des hyènes-furies-bersekers capables de tuer mère ou enfant pour avoir LE top à 5O% dont elle n’ont même pas besoin, quand on entre dans les magasins deux jours après le début des démarques, on s’aperçoit vite fait que les soldes, c’est pas franchement folichon.

Sur le mur du fond et celui de droite, vous trouvez déjà les prémices (occupant une grande place pour des prémices, d’ailleurs) de la saison printemps-été prochaine. A gauche, les basics qui, bien entendu, ne sont pas soldés. Pas fous, les grands pontes des chaînes de magasins, ils ne vont pas solder un article qui se vend bien.

Alors qu’est-ce qui ne se vend pas bien ?

Les mochetés !

Bon d’accord, je suis peut-être un peu violente sur le coup, mais de ce que je vois dans les soldes depuis quelques années, on y trouve beaucoup de fringues moches ou mal coupées et quelques trucs pas trop mal, mais qui si vous êtes une fashionista, seront démodés l’année suivante.

En outre, parce que s’arrêter là serait dommage, entrez donc dans un magasin de lingerie au bout de deux jours de soldes (vécu cette année : fait réel) : beaucoup de modèles n’ont plus toutes les tailles, et même parfois vous n’avez que le soutien gorge. Pour le bas assorti, ce n’est même pas la peine d’y penser, il n’y a plus une seule taille.

 

Du coup, je vous le demande, est-ce vraiment la peine de s’enquiquiner à parcourir des kilomètres de magasins bondés de folles hystériques si ce n’est que pour ne rien trouver de potable à se mettre sur le dos ? Ou est-ce vraiment une bonne affaire que d’acheter un truc dont on a pas besoin « mais tu comprends c’est pas cher » ?

Surtout, que dorénavant, les chaînes de magasins surenchérissent sur le nombre de promotions tout au long de l’année.

 

Moi, je le clame au et fort, les soldes c’est de la poudre aux yeux pour les consommateurs en mal d’achat.

 

Non ?

Prouvez-moi le contraire.

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la p'tit dernière... 16/01/2008 13:14

oui oui... scandaleux!
Comment faire quand on a essayé un tailleur sublime qui s'avère ne pas être en solde :(
Ben on l'achète quand même B)

Caroline 16/01/2008 17:16

Ouille le compte bancaire!  ;D

jean-Marc 14/01/2008 21:14

Bien vu le pavé dans la marre Caroline.Tu soulèves là une réalité.
Je te souhaite une bonne soirée.
Bien amicalement