Féerie pour les Ténèbres, Jérôme Noirez, éd Nestiveqnen

Publié le par Caroline

4ème de couverture :

La ville étend ses membres tentaculaires et rejette à la surface ce qui a fait jadis ses heures de gloire. Les hommes la cultivent, récupérant les nombreux rebuts qu’elle ne manque pas de leur offrir. On dit même que dans ses entrailles profondes vivent d’autres créatures qui ne sont plus tout à fait humaines. Et puis il y a ces lutins qui apparaissent au crépuscule, comme surgis de nulle part… Mais qu’importe ? L’essentiel n’est-il pas que la ville continue à fournir ses rebuts ?

 

Mon avis :

Ce premier tome d’une trilogie se situe dans un univers peu banal où se mêle l’ambiance médiévale coutumière de la fantasy, et monde moderne. Donc, ne vous étonnez pas, à la lecture de cet ouvrage, de voir les héros se déplacer en voiture alors qu’une épée leur bas le côté. Il y a là quelque chose de tout à fait inhabituel qui est le bienvenu, car, enfin, nous lisons un roman de fantasy qui ne rentre pas dans le stéréotype de ce que l'on pourrait attendre. N’est-ce pas ce que l’on entend souvent ? Les lecteurs de SFFF n’en n’ont-ils pas marre de lire toujours des romans aux univers jumeaux ? Eh bien, avec Féerie pour les Ténèbres, ils seront ravis du dépaysement.

 

L’attrait du roman de Jérôme Noirez ne s’achève pas ici.

En plus d’un décorum peu commun, l’auteur nous offre des personnages plutôt intéressants. Bien que la protagoniste du sexe féminin soit, elle, sans grande surprise (jeune, belle, intrépide et fichu caractère, comme dans bon nombre de roman), nous pouvons nous délecter de la présence d’un officieur assez calme et d’un certain âge, d’un poète plutôt prétentieux, d’un vieux sculpteur plein d’entrain et surtout de deux gamins turbulents (qui ne veulent surtout pas avoir de parents et ont bon appétit) à qui on ne peut que s’attacher. Et encore, je ne vous ai pas parlé des gens de l’En-dessous et de la brave petite Quinette, mais je tiens à ce que vous gardiez quelques surprises pour votre future lecture.

 

Quant au style de l’auteur, c’est une savante fusion de mystère terrifiant et d’humour qui se déroule tout au long de l’ouvrage.

Résultat, je suis bien embêtée, il va falloir que je vide encore un peu mon compte en banque pour acheter les T2 et 3…

 

En conclusion, si vous ressentez l’envie de rire un peu (tout en gardant un doigt (ha ha !) sur le sujet brûlant de la société de consommation/des jetables/ et l’écologie) en rentrant de vos mornes journées de travail, achetez-le !

 





Tome 2 Les nuits vénéneuses

Tome 3 Le carnaval des abîmes.

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